La diversité unique des petits fruits suisses

14.07.2016

La diversité unique des petits fruits suisses

Les petits fruits suisses sont très appréciés. Sucrés comme la fraise ou acidulés comme la groseille à grappe, rouges comme la framboise ou noires comme une mûre de ronce, sur toutes les lèvres comme la myrtille ou encore dans la tendance comme le fruit de l'aronia : Il y en a pour tous les goûts. Cette diversité met en été de la variété dans l’assiette. Les petits fruits sont spécialement appréciés en dessert exquis, dans un müesli ou en collation coupe-faim. Pour conserver leur fraîcheur et leur naturalité, nous conseillons comme édulcorant du miel ou du Birnel en remplacement du sucre en poudre.

Frais ou séchés, ils se consomment d'une multitude de façons. Mais le petit fruit suisse favori reste leur reine, la fraise. Sa dauphine à la seconde place est la framboise. Au troisième rang des fruits les plus appréciés on trouve la mûre de ronce.

Les petits fruits ne sont pas tous des baies

Pour le botaniste, peu de petits fruits sont vraiment des baies. L'appellation vernaculaire « baie » désigne des fruits en général petits et sphériques qui n'ont pas toujours bon goût et dont certains sont toxiques (if, lierre, belladone). La définition botanique de baie désigne un fruit charnu et in-déhiscent (qui ne s'ouvre pas naturellement à maturité) issu d'un ovaire unique. Quand la baie est mûre, tout son péricarpe (l'ensemble des tissus entourant la graine) reste charnu, voire juteux.
C'est pourquoi le terme de baie est impropre pour désigner les deux espèces de petits fruits favorites des Suisses, car la fraise est en réalité un polyakène sur un réceptacle charnu tandis que la framboise est une polydrupe (drupe = fruit à noyau).
La groseille, la myrtille, ainsi que divers légumes comme le poivron ou l'aubergine sont en revanche de vraies baies.

Les défis de la production de petits fruits

La culture des petits fruits adresse des défis de taille aux producteurs. Les fraises et les framboises, surtout, sont très sensibles aux maladies fongiques comme la pourriture grise (Botrytis cinerea) ainsi qu'aux meurtrissures et autres blessures de l'épiderme. Il faut par conséquent les traiter avec délicatesse et observer strictement les consignes d'hygiène. La production est d'autant plus difficile en année arrosée que la pression pathologique est beaucoup plus forte. Ceci explique pourquoi de nombreux cultivateurs produisent une grande partie de leurs petits fruits sous tunnel ou sous serre, car les maladies s'y contrôlent plus facilement et les fruits y sont à l'abri de la pluie. Les températures un peu plus élevées qui y règnent permettent d'avancer la cueillette. Aussi les plants à petits fruits, surtout les fraisiers, se cultivent fréquemment en substrat plutôt que dans un sol naturel. Ces techniques permettent l'approvisionnement en eau et en nutriments optimal des végétaux et en même temps d'éliminer en grande partie les maladies racinaires.

Sains et pauvres en calories

En ce qui concerne leurs teneurs, les petits fruits sont très généreux. Ce sont de véritables bombes de vitamine C, 200 g de délicieuses fraises couvrant le besoin journalier d'un adulte. La framboise fournit en outre des quantités importantes de minéraux précieux et d'acide folique. C'est pourquoi on lui prêtait déjà dans l'antiquité des vertus médicinales. Le cassis et sa sœur, la groseille à grappes rouge, sont en effet précieux pour la santé. Ils doivent leurs qualités à l'action conjuguée de plusieurs substances internes. Tous les petits fruits ont cependant en commun leur faible valeur énergétique. En tête du palmarès, on trouve la fraise avec tout juste 40 kcal pour 100 g, ce qui est très peu par rapport à une barre chocolatée. C'est pour cette raison que les petits fruits sont si appréciés en casse-croûte.


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