Les punaises responsables de dégâts toujours plus importants dans toute la Suisse.

25.09.2019

Les punaises responsables de dégâts toujours plus importants dans toute la Suisse.

La punaise diabolique devient un problème national. Ses dégâts ont doublé par rapport à 2018. Si leur taux était de 10 % en 2018, il atteint 20 % et plus cette année. La task force Protection phytosanitaire de la Fruit-Union Suisse et le groupe de travail des producteurs de fruits de Suisse centrale ont rencontré les offices fédéraux de l’environnement et de l’agriculture le 24 septembre 2019.

L'ampleur des dégâts demande des solutions rapides pour aider la production fruitière indigène. Les plus touchées sont les cultures de poiriers qui jouxtent les maisons d'habitation, les granges et les agglomérations. Une visite de culture à Hünenberg a permis de présenter l'ampleur des dégâts et les dommages économiques. Cette rencontre fut l'occasion de discuter les dommages croissants causés par des ravageurs introduits et l'interaction des produits phytosanitaires. Les participants ont compris qu'il est urgent d'agir pour protéger les culturesx. Une stratégie commune sera arrêtée lors d'une prochaine rencontre en octobre 2019 dans le but de demander des ressources pour résoudre le problème.

La lutte chimique est impossible
Il n'existe aucun insecticide homologué pour combattre lesdites punaises. La lutte chimique est très difficile, car les adultes immigrent de leurs quartiers d'hiver (les bâtiments) dans les cultures déjà en avril. La couverture totale sous filet pour empêcher l'immigration est en train d'être examinée. Mais comme l'immigration a lieu au début avril, la couverture totale sous filet implique un risque élevé (chute de neige, etc.) en plus de l'investissement conséquent. La guêpe samouraï originaire d'Asie pourrait faire un bon antagoniste, car elle est un ennemi naturel des punaises en Chine. Les larves des guêpes mangent en effet les œufs de la punaise, ce qui pourrait permettre de freiner la propagation du ravageur. Mais il faut encore faire beaucoup de recherches. Car, comme la punaise, la guêpe est une espèce étrangère chez nous.

Présence nationale du ravageur
Depuis 2018, la présence des punaises arboricoles asiatiques fait l'objet d'une surveillance sur tout le territoire suisse. Dans le canton de Lucerne, la punaise diabolique est surveillée à Oberkirch et à Buchrain et dans le canton de Zoug, une surveillance est en place à Hünenberg et à Cham. Le canton de Zurich et d'autres cantons signalent à leur tour la présence en plus grand nombre de ce ravageur qui est tout aussi détesté des propriétaires immobiliers. Les punaises cherchent à se mettre à l'abri de l'hiver dans les maisons d'habitation. Quand ces insectes se font écraser, ils sécrètent une substance malodorante, d'où le nom de « pu »-naise.

Produits de fruits

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