Nouveau ravageur : Drosophile du cerisier

06.05.2019

Nouveau ravageur : Drosophile du cerisier

Le moucheron asiatique a fait son apparition en 2011 en Suisse. Dotées d’un dard à l’arrière du corps, les femelles percent la peau des fruits sains pour y pondre leurs œufs. Des œufs desquels sortent des larves, qui se nourrissent de la pulpe des fruits. Les fruits infestés pourrissent et deviennent impropres à la consommation.

Sont concernés tous les fruits et baies mûrs, notamment les fraises, les framboises, les mûres et les myrtilles, ainsi que les cerises, les prunes et les abricots.
La lutte contre ce nuisible est difficile et demande beaucoup d'efforts. En effet, le moucheron se reproduit très vite, et ses larves sont particulièrement bien protégées à l'intérieur des fruits mûrs.

Mesures de protection principales et complémentaires mises en place avec succès par les producteurs :

  • L'installation de filets empêche les moucherons de pondre dans les fruits, et constitue pour le moment la méthode la plus efficace contre l'invasion des nuisibles.
  • Éviter/Freiner la prolifération des moucherons asiatiques le plus tôt possible dans l'année en limitant au maximum les conditions favorables à leur multiplication (mesures d'hygiène, gestion des récoltes, piégeages de masse).
  • Les cultures sont surveillées afin de savoir si elles sont infestées par le moucheron asiatique (surveillance, maîtrise de l'infestation).
  • Si le moucheron asiatique est bien présent dans les cultures, les produits phytosanitaires autorisés doivent être utilisés uniquement à titre complémentaire et d'urgence. Les mesures susmentionnées doivent être appliquées en priorité.

L'année 2014 a malheureusement montré qu'en cas de forte infestation, les cultures menacées sont difficiles à protéger du moucheron asiatique. C'est pourquoi la filière fruitière et de culture des baies a fondé un groupe de travail. L'objectif est d'élaborer avec l'ensemble des acteurs sur le terrain, dans le commerce, dans le conseil, l'exécution et la recherche, de nouvelles mesures de lutte dans la filière des fruits à noyau et des baies, ainsi que dans la viticulture. Les chercheurs, avec l'aide des conseillers, vérifient l'efficacité des mesures préventives ainsi que l'action protectrice des filets et d'autres barrières artificielles. Le piégeage de masse dans la culture de baies fait régulièrement l'objet d'améliorations et d'études afin de déterminer si cette technique est également applicable aux fruits à noyau et au raisin. Le degré d'efficacité des appâts, qui doivent permettre d'attirer le nuisible pour une utilisation ciblée des pesticides est également évalué. Sur le long terme, la filière souhaite toutefois accroître l'utilisation des moyens de lutte naturels, tels que les petits ichneumonidés. Ces méthodes efficaces ont pu être mises au point grâce à l'initiative des producteurs en étroite collaboration avec des conseillers, des chercheurs et des acteurs du commerce. Il reste toutefois encore beaucoup à faire – ensemble, nous irons plus loin !

Tout cela doit nous aider, conjointement avec les acteurs sur le terrain, à améliorer les stratégies de lutte existantes et à trouver de nouvelles méthodes, plus durables, afin de maîtriser l'appétit insatiable du moucheron asiatique pour les fruits.


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