Un ennemi naturel pour combattre la punaise diabolique

27.07.2020

Un ennemi naturel pour combattre la punaise diabolique

Agroscope a lancé aujourd’hui le premier essai de lâcher de guêpes samouraï pour combattre la punaise diabolique. Pour l’arboriculture, cet essai représente un jalon important dans la lutte contre ce ravageur qui a provoqué des dégâts à hauteur de plus de trois millions de francs l’année dernière. La Fruit-Union Suisse (FUS) se réjouit de l’étroite collaboration entre le secteur et la recherche. Elle constitue la clé pour une protection encore plus durable des cultures.

Le potentiel destructeur de la punaise diabolique est énorme. En 2019, ce ravageur importé d’Asie a provoqué des dégâts à hauteur de plus de trois millions de francs. Pour assurer la protection des cultures fruitières, la FUS a déposé diverses demandes auprès des offices fédéraux compétents, notamment concernant le lâcher de la guêpe samouraï. Un premier jalon a été posé avec l’essai réalisé aujourd’hui par Agroscope sur une exploitation arboricole dans le canton de Zurich.
 
La guêpe samouraï est un ennemi naturel
La guêpe samouraï est un auxiliaire, à savoir un ennemi naturel de la punaise diabolique. Cet ichneumon provenant aussi d’Asie parasite les œufs de la punaise diabolique et limite ainsi fortement sa reproduction. Notons que la guêpe samouraï se propage naturellement en Suisse depuis quelques années, mais pas au même rythme que la punaise diabolique. L’essai de lâcher autorisé par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) et l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) vise à mesurer la taux de parasitage dans les champs. Il doit aussi contribuer à évaluer le risque découlant de l’utilisation de la guêpe samouraï pour réguler la punaise diabolique.
 
Innover pour affronter l’avenir
La FUS souhaite assurer la production fruitière en Suisse tout en réduisant les risques de l’utilisation des produits phytosanitaires, et ce alors que la pression des ravageurs et des maladies augmente sans cesse en raison du commerce mondial et du réchauffement climatique. Avec la création de la commission Protection phytosanitaire et avec l’étroite collaboration avec la recherche, la FUS soutient activement l’innovation. Cette dernière n’est néanmoins pas gratuite et la FUS espère que la Confédération contribuera de manière accrue à la recherche d’alternatives aux produits phytosanitaires. Notons encore qu’une motion demandant des moyens supplémentaires pour la recherche appliquée dans le domaine de la punaise diabolique a été déposée par le conseiller national Philipp Kutter (PDC/ZH). 

Annexes :
Communiqué de presse
Barbara Egger d'Agroscope, lâcher de guêpes samouraï.
©FUS

Photos « Le premier essai de lâcher de guêpes samouraï »
Légende: Jeunes guêpes Samouraï écloses d’œufs de punaises diabolique parasités par la guêpe Samouraï.
©Andy Schmid

Photos Agroscope :
Image « punaise diabolique »
Image « guêpe samouraï »
©Tim Haye, CABI


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