Une bonne année pour les fruits suisses

05.11.2020

Une bonne année pour les fruits suisses

L’année particulière 2020 a aussi posé d’importants défis à l’arboriculture. À cause de la pandémie de coronavirus, il n’était pas clair pendant longtemps si et combien de collaborateurs étrangers pourraient entrer en Suisse. La nature, elle, a continué de travailler : suite aux températures douces au printemps, les cultures ont toutes mûri dix jours plus tôt que d’habitude. Grâce aux nombreuses heures d’ensoleillement, la qualité des fruits était élevée.

La situation sur le marché était excellente pour les fruits d’été. Cela s’explique, d’une part, par le fait que beaucoup de Suissesses et de Suisses sont resté-e-s dans le pays en raison de la situation difficile et qu’elles et ils ont consommé plus de fruits frais ; d’autre part, les quantités étaient conformes au marché d’où une commercialisation sans grands problèmes. Les quantités record de pruneaux ont néanmoins constitué un défi. Pendant toute la saison, les productrices et producteurs ont veillé à garantir en tout temps la qualité des fruits.
 
Un hiver doux et plus de soleil qu’en moyenne
Après l’hiver doux, les cultures étaient en très bon état. Suite au début précoce de la végétation, les cultures étaient en avance de 10 à 14 jours. Cela s’est confirmé pendant toute la récolte. Si les basses températures à la fin mars et au début avril ont empêché certains producteurs de dormir, les dégâts causés par le gel divergeaient selon les régions et les variétés. Avril a été marqué par un ensoleillement record et il a également fait très beau en mai. Il n’y a qu’en juin que la durée d’ensoleillement est restée sous la normale. Le temps était changeant en juillet, avec des températures moyennes au début. Ce n’est qu’à la fin juillet qu’une longue période de chaleur s’est installée. L’ensoleillement largement au-dessus de la moyenne s’est répercuté positivement sur la qualité des fruits, laquelle était excellente.
 
Des craintes concernant les collaborateurs étrangers
En raison de la pandémie de coronavirus, il n’était pas clair à la fin mars si et combien de collaborateurs étrangers pourraient entrer en Suisse. Cette situation a posé un défi à toute la branche. Des solutions ont été élaborées en collaboration avec les autorités et les collaborateurs nécessaires ont finalement pu être recrutés. Le recrutement, l’initiation ainsi que le rendement moindre de cueillette ont provoqué une charge de travail accrue pour les exploitations.
 
L’autocueillette est à la mode
Les champs d’autocueillette ont attiré plus de monde que normalement pendant la crise de coronavirus, surtout de jeunes familles. Certains producteurs de fraises ont même dû fermer leurs champs plus tôt que d’habitude ou fixer des horaires plus stricts pendant le week-end pour garantir suffisamment de fraises mûres pour la récolte. La production indigène est de plus en plus appréciée et l’autocueillette de fraises a aussi gagné en popularité.
 
Les consommatrices et consommateurs suisses recherchent une haute qualité. Même si les exigences et les goûts sont différents, le dernier contrôle de qualité est effectué par le client. Son comportement d’achat constitue d’ailleurs probablement l’instrument le plus efficace pour ce faire. Cela fait plaisir de voir que de plus en plus de Suissesses et de Suisses optent pour les fruits indigènes.


Annexes :

Communiqué aux médias
Chiffres et détails de la saison


Pour en savoir plus :
Beatrice Rüttimann, collaboratrice technique Communication/Marketing
Téléphone +41 41 728 68 30, e-mail beatrice.ruettimann@swissfruit.ch


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